Skip to article frontmatterSkip to article content
Site not loading correctly?

This may be due to an incorrect BASE_URL configuration. See the MyST Documentation for reference.

🖥️ Diapositives du cours — Séance 04 (mer. 7 oct.)

Les géosciences carburent aux données : c’est avec elles que nous observons, modélisons et prédisons les processus naturels. Pour bien utiliser un jeu de données, il faut savoir de quel type de données il s’agit, dans quel format il arrive et comment il est structuré. Cette leçon couvre les modalités de données rencontrées en géosciences, les formats de données typiques, les tableaux (arrays) et les tables de données (data frames). Les données géoscientifiques sont particulièrement diverses : mesures ponctuelles d’humidité du sol, sismogrammes en séries temporelles à haute cadence (1 000 échantillons par seconde), imagerie satellitaire rastérisée (Sentinel-2 de Copernicus, Landsat), champs géophysiques simulés dans l’espace et dans le temps.

Art génératif — données géoscientifiques

Figure 1:Art génératif de DALL·E : données géoscientifiques avec tables de données, données géospatiales et temporelles.


Modalités de données en géosciences

En géosciences, les données se présentent sous plusieurs modalités selon la source, la nature des mesures et les applications visées :

Formats de données en géosciences

Les données géoscientifiques sont typiquement stockées dans des formats qui optimisent le stockage, l’accès et le partage. Les formats courants :

NetCDF (Network Common Data Form) : couramment utilisé pour les données scientifiques multidimensionnelles, comme les sorties de modèles atmosphériques, océaniques ou climatiques. Il stocke efficacement des données en tableaux avec leurs métadonnées.

HDF (Hierarchical Data Format) : semblable à NetCDF mais plus général, utilisé pour de grands jeux de données, dont l’imagerie satellitaire.

CSV (Comma-Separated Values, valeurs séparées par des virgules) : un format simple pour les données tabulaires. Lisible par un humain et supporté par la plupart des logiciels, mais peu efficace pour les jeux de données volumineux ou multidimensionnels.

GeoTIFF : un format répandu pour les données géospatiales raster, souvent utilisé en télédétection et dans les applications SIG.

Shapefiles : un format de données vectorielles pour les logiciels de systèmes d’information géographique (SIG), qui contient les positions géométriques et les attributs d’objets spatiaux.

Parquet / Arrow : formats en colonnes pour les données tabulaires. Les fichiers Parquet sont compressés, typés et bien plus rapides à lire que le CSV ; Arrow est leur pendant en mémoire, que pandas et d’autres outils utilisent pour échanger des tables sans copie.

Formats optimisés pour le cloud : à mesure que les grandes archives migrent vers le stockage objet dans le cloud, les formats conçus pour des lectures partielles et parallèles via HTTP prennent de l’importance :

Tableaux

Un tableau (array) est une structure de données fondamentale pour stocker des collections de valeurs, représentant souvent des données multidimensionnelles (des données spatiales maillées, par exemple). En géosciences, les tableaux représentent typiquement des grandeurs comme la température, la pression ou les précipitations sur une grille.

Dimensions typiques des tableaux :

Tables de données

Une table de données (data frame) est une structure de données tabulaire à deux dimensions, d’usage courant en analyse de données. On peut la voir comme l’équivalent d’une feuille de calcul ou d’une table de base de données, où :

Diapositives du cours

Cliquez ici pour les diapositives du cours